Dans le secteur socio-éducatif, certains professionnels terminent leur journée sans avoir porté un seul carton. Et pourtant, ils sont épuisés.
La charge émotionnelle ne se voit pas, mais elle se paie.
Elle découle de la journée où ils ont dû :
⬡ accueillir une personne en crise
⬡ absorber l’angoisse d’un bénéficiaire
⬡ désamorcer un conflit
⬡ accompagner une famille en difficulté
⬡ prendre une décision lourde de conséquences
⬡ écouter, rassurer, contenir…
À cela s’ajoute le devoir de rester professionnel, même lorsque l’on est soi-même fatigué.
Sourire, rassurer, garder son calme, trouver les bons mots et recommencer le lendemain.
Le problème, c’est que cette charge-là apparaît rarement (pour ne pas dire jamais) dans les tableaux de planification.
Elle ne se mesure pas en heures supplémentaires, ne se voit pas dans les statistiques, mais elle finit par se traduire ailleurs :
→ irritabilité
→ désengagement
→ tensions dans l’équipe
→ absences
→ négligence, ou pire, maltraitance
Le rôle du manager n’est pas de supprimer cette charge, elle fait partie du métier.
En revanche, son rôle est de créer les conditions pour qu’elle puisse être déposée, partagée et régulée.
Parce qu’une équipe peut être parfaitement organisée tout en étant et épuisée.
Et vous, comment prenez-vous en compte la charge émotionnelle de vos équipes ?
#Management#Leadership#SecteurSocioEducatif#Absentéisme#ManagementDeTerrain#QVT#KairosConseil

