Dans les institutions socio-éducatives de Suisse romande, lorsqu’un collaborateur quitte son poste, le vide se remarque immédiatement.
Un bureau inoccupé, une place libre en réunion, un poste à repourvoir.
Mais les chaises les plus préoccupantes ne sont pas toujours vides.
Parfois, la personne est encore là, elle participe aux colloques, assure ses horaires et accomplit son travail.
Pourtant, quelque chose a changé…
Elle propose, questionne et s’investit moins, comme si une partie d’elle avait déjà quitté l’institution.
Dans le secteur socio-éducatif, nous sommes plus attentifs aux départs qu’au désengagement qui les précède.
Pourtant, cette période est celle où nous avons le plus de pouvoir d’action.
Un collaborateur ne quitte jamais une équipe du jour au lendemain, il s’en éloigne progressivement, en silence.
Mon expérience m’a appris que les démissions sont rarement une surprise car les signaux étaient bien présents. Nous n’avons simplement pas pris le temps de les voir.
Chez Kairos Conseil, je suis convaincue que la prévention ne consiste pas uniquement à comprendre pourquoi les collaborateurs partent. Elle consiste aussi, et surtout, à repérer les moments où ils commencent à décrocher.
Avant que la chaise ne devienne réellement vide.
Et vous, quel est selon vous le premier signe qu’une personne commence à se désengager ?

